Le Blog de Jean Métellus

 

mardi 15 juin 2010

La main et autres poèmes

Après Braises de la mémoire publié en 2009 dans la même collection (Fiction & Témoignage des Editions de Janus), le dernier recueil de poème de Jean Métellus préfacé par Claude Mouchard.



Extrait du chapitre "La main douloureuse"

La main
Jadis caressait la grâce et la beauté
Savourait la fragilité et la légèreté
La fidélité et la générosité
Dégustait les minutes exquises
Et tous les moments mémorables de l'existance
Avide de calme et de confiance
Elle rêvait dans la fraicheur du vent
Qu'elle essayait de retenir dans sa paume
Ou au bout de ses doigts
Douée de multiples qualités
De talents sans bornes ni limites
Hier cette main maîtrisait son entourage
Connaissait l'art d'administrer
Mais aujourd'hui elle souffre.

Jean Métellus

samedi 5 juin 2010

Réédition de la Famille Vortex

Réédition chez Gallimard en format poche de la Famille Vortex publié pour la première fois en 1982 et traduit en russe et en anglais dans la foulée.

Le premier d’une saga, lui succéderont : L’année Dessalines, Louis Vortex et L’Archevêque.


La présentation de Françoise Naudillon dans Jean Métellus elle présente parfaitement le sens de l’histoire de la saga Vortex :

Le premier roman La famille Vortex, montre en effet comment successivement Edgar le militaire, Louis le professeur, Paul Rétalix et Sylvie, Sylvain président éphémère d’Haïti et enfin Joseph devenu évêque, sont contraints de partir à New-York ou à Paris, sous la pression implacable des événements. Dès les premières pages du roman, la famille réunie autour d’un repas de Noël, regrette l’absence d’Astrid.

jeudi 20 mai 2010

Soirée Solidarité pour Haïti par la communauté haïtienne de Lille

Présidée par Pierre Mauroy
Ancien Premier-Ministre, Sénateur du Nord

Toussaint Louverture, Haïti et la France

Conférence de Jean Métellus : Haïti et ses dettes.

samedi 17 avril 2010

Jean Métellus introduit le numéro 130 de la revue Poésie



Le numéro 130 de la prestigieuse revue Po&sie est consacré à Ingeborg Bachmann et à Giuseppe Ungaretti. Jean Métellus la préside en publiant en introduction un texte "Haïti" qui se termine par "Et Haïti renaîtra."

Le texte est suivi d'une note de Claude Mouchard qui introduit son texte en faisant référence à Francis Marmande qui en évoquant une émission sur RMC écrit dans "Le Monde" du 20 janvier :

"De sa voix douce de sage inquiet, Jean Métellus, médecin, poète, égrène les forfaits que son île a subis".


L'introduction se termine par un extrait du poème "Rire et larme d'un enfant noir".

La note de Claude Mouchard

Evoquant la situation économique, politique et sociale qui était celle des haïtiens au moment où s'est produit la catastrophe, songeant en même temps à l'avenir d'un pays qui a été, plus de deux siècles durant, livré à la brutalité tant extérieure qu'intérieure, plusieurs journalistes ou commentateurs ont - à juste titre - souligné l'exceptionnelle créativité des écrivains haïtiens, qu'ils vivent en Haïti ou en diaspora.

Jean Métellus est un exemple éclatant de cette puissance créatrice haïtienne - lui qui, depuis un demi-siècle, a réalisé (alors même qu'il poursuivait une carrière médicale) une oeuvre considérable : poèmes, romans, pièces de théâtres, essais.

Tout en rappelant inlassablement les multiples violences auxquelles les Haïtiens ont été livrés avant et après l'indépendance conquise en 1804, Jean Métellus n'a cessé de dire, en poète, ce qui est au foyer de toute lutte : unie à l'extrême dureté, l'envie, claire et inextinguible, de vivre. Ainsi rayonne cet "enfant noir" auquel Métellus consacra jadis un merveilleux poème, dont voici quelques vers.

jeudi 18 mars 2010

Prix International de littérature francophone 2010 "Benjamin Fondane" pour Jean Métellus

Communiqué de presse de l'institut culturel roumain

Prix international de littérature francophone Benjamin Fondane pour Jean Métellus

L’Institut Culturel Roumain de Paris remet le jeudi 18 mars, à 19h00, au Palais de Béhague (123 rue Saint-Dominique 75007 Paris, métro Ecole militaire), le Prix international de littérature francophone Benjamin Fondane à l’écrivain d’origine haïtienne Jean Métellus. Créé en 2006 par l’Institut Culturel Roumain de Paris en coopération avec l’association le Printemps des poètes et la Société d’études B. Fondane, en mémoire du poète, essayiste et philosophe d’origine roumaine Benjamin Fondane, le prix distingue chaque année un écrivain francophone dont la langue maternelle n’est pas le français. Les quatre premiers lauréats furent le tchèque Petr Kral (2006), le tunisien Abdelwahab Meddeb (2007), le tchadien Nimrod (2008) et la vietnamienne Linda Lê (2009).

Benjamin Fondane (1898-1944), dont l’œuvre essentielle, influencée par la pensée existentielle , fut écrite en français, est mort à Auschwitz. Le prix est accordé pour poésie, prose poétique ou essai.

Jean Métellus est né à Jacmel, en Haïti, en 1937. Contraint à l’exil par la dictature des Duvalier, il s’est installé à Paris en 1959 où il a mené des études de linguistique et de médecine. Poète salué, à ses débuts, par André Malraux pour le recueil Au pipirite chantant (Editions Maurice Nadeau, Lettres Nouvelles, 1978), Jean Métellus est devenu l’un des écrivains les plus féconds de sa génération. Il est l’auteur de plus de vingt ouvrages – recueils de poèmes, romans, pièces de théâtre, essais – réédités à maintes reprises. Son premier roman Jacmel au Crépuscule (Gallimard, 1981) a connu un beau succès auprès des lecteurs et a été traduit en néerlandais et en italien. Ardent témoin de son temps, Jean Métellus a profondément renouvelé le champ poétique francophone tout en chantant le geste des hommes de plein vent, défenseurs de la négritude dans des volumes tels que Hommes de plein vent (Editions Silex, Paris, 1981 et Editions Nouvelles du Sud, Paris, réédition, 1992), Voix nègres, voix rebelles, (Le temps des cerises Editeur, 2000). L’histoire d’Haïti et de l’esclavage sont au cœur de la réflexion éthique menée dans des essais tels que Haïti, une nation pathétique (Denoël, 1987) ou De l’esclavage aux abolitions – XVIIème – XXème siècles (Cercle d'Art, 1998).

Spécialiste du langage et créateur de mondes imaginaires, heureux de pouvoir « guérir et par le stéthoscope et par les mots », ce médecin-écrivain fait de la parole libérée sa profession de foi : « Si un homme a perdu la parole il faut la lui redonner » affirme Jean Métellus.
Chroniqueur-poète d’Haïti, Jean Métellus reçoit le Prix International de littérature francophone B. Fondane pour ses œuvres littéraires et ses essais qui font vibrer le lecteur au rythme des splendeurs et des tragédies de sa terre natale à travers une écriture riche, somptueuse et musicale.

La cérémonie de la remise du prix Fondane représente la contribution de la Roumanie à la Journée Internationale de la Francophonie. Elle s’accompagnera d’un récital d’airs et de lieds donné par la mezzo-soprano Claudia Codreanu - Mihalcea et la pianiste Ana Giurgiu-Bondue.

Voir le communiqué sur le site de l'institut culturel roumain.

Annonce du prix dans "Le Point" du 11 mars (page 115)

lundi 15 mars 2010

Solidarité pour Jacmel

Bonneuil, le 01 mars 2010

Chères amies, Chers amis,

Comme vous le savez, ma ville natale, Jacmel, a été gravement touchée par le séisme du 12 janvier 2010. Pour aider la population de Jacmel et participer à la reconstruction des habitations et des édifices publics, un certain nombre d’Haïtiens, originaires de la région, se sont regroupés pour récolter des fonds. Cet argent sera envoyé au Maire de Jacmel.

M’appuyant sur notre amitié, j’ose vous demander de participer à cette collecte et éventuellement d’en parler autour de vous. La plus petite somme sera la bienvenue. Naturellement un reçu fiscal vous sera adressé.

Bien amicalement
Jean Métellus

P.S La feuille jointe vous indique les modalités de versement, il ne faut pas oublier d’écrire pour Jacmel au dos du chèque. La banque concernée est Le Crédit Mutuel.

samedi 20 février 2010

Agenda 2010

  • 23 janvier : Présence à l’exposition "De l’écriture à la photographie" à 18h à L’Apostrophe Café. 41 rue Vandrezanne 75013 Paris
  • 28 janvier : Soirée de présentation de Voix libres à L’Archipel 17 Bd de Strasbourg 75010 Paris
  • 29 janvier : Présence à la soirée " Poètes du Monde pour Haïti " 19h à la Délégation Générale Wallonie-Bruxelles 274 Bd St Germain 75007 Paris
  • 31 janvier : Soirée Poésie en soutien à Haïti à 19h - Maison de la Poésie 157 rue St Martin 75003 Paris
  • 5 février : Vernissage de l’exposition " Un chant d’Haïti " Photographies et Poèmes Médiathèque Place Aimé Césaire 94380 Bonneuil
  • 11 février : Participation à un débat sur la reconstruction d’Haïti au Comptoir Général à 20h - 80 quai de Jemmapes 75010 Paris

  • 18 février : Rencontre avec des élèves du Lycée Georges Brassens 40 rue Manin 75018 Paris
  • 19 février :Présence à " Une journée pour Haïti " Faïencerie de Creil
  • 28 février : Participation à une journée de recueillement pour Haïti au Grand Hall du Parc Montreau, 4 rue Babeuf 93100 Montreuil
  • 2 mars : Rencontre avec les étudiants à l’Université de Saint-Quentin en Yvelines
  • 10 mars : Soirée Poésie Observatoire de la Diversité à 19h30 à Romainville
  • 18 mars : Remise du Prix international de littérature francophone Benjamin Fondane à l’Ambassade de Roumanie à Paris. 19h
  • 20 mars : Rencontre avec des lycéens et des lecteurs à la Bibliothèque Albert Camus de Sevran, 93
  • 25 mars : Participation à la Journée Mondiale de Poésie de l'UNESCO
  • 26 mars : Soirée Poésie à Auxerre
  • 27 mars : Présence à la remise des prix de l’A.D.E.L.F à l’UNESCO
  • 30 mars : Participation à une émission de France 3 au Salon du Livre
  • 12 avril : Participation à la soirée Slamophonie Spécial Haïti au théâtre de l’Européen Paris
  • 13 avril : Rencontre avec des élèves du Lycée Racine à Paris organisée par Bibliothèques sans frontières
  • 15 avril : Participation à une rencontre exceptionnelle sur Les enjeux de la reconstruction en Haïti organisée par l’UNICEF à Paris
  • 4 mai : Rencontre avec les jeunes apprentis du CFA Bât à Auxerre
  • 4 mai : Conférence sur Haïti à l’Abbaye Saint-Germain à Auxerre
  • 5 mai : Participation au lancement de l’ouvrage pour Haïti (Editions Desnel) à la bibliothèque de Caen – Centre Ville
  • 6 mai : Participation à une conférence de presse avec la DRAC à Caen
  • 7 mai : Conférence " Toussaint Louverture, le libérateur " à la Bibliothèque Louis Nucera à Nice
  • 10 mai : Participation aux cérémonies du 10 mai au Conseil Général du Val-de-Marne
  • 11 mai : Rencontre avec les élèves du Lycée Privé de Marcq-en-Baroeul (59700)
  • 11 mai : Présence à la soirée de Soutien au peuple d’Haïti organisée par l’Assemblée Nationale dans la galerie des fêtes de l’Hôtel de Lassay 75008 Paris
  • 16 mai : Présence à la Halle Saint-Pierre 2 rue Ronsard 75018 Paris pour le lancement de la Revue « Ici et Là »
  • 20 mai : Conférence " Haïti et ses dettes " dans le cadre d’une journée culturelle et de mémoire pour Haïti organisée par l’association " Communauté Haïtienne " à Lille
  • 15 juin : Lecture de poèmes au Café de la Mairie Place Saint-Sulpice 75006 Paris à 20h30
  • 19 juin : Participation au Déjeuner des Poètes organisé par le P.E.N Club et le Journal des Poètes
  • 19 juin : Signature-dédicace des recueils de poèmes au Stand B10 au Marché de la Poésie Place Saint-Sulpice 75006 Paris
  • 20 juin : Signarure-dédicace au Stand B 10 Marché de la Poésie
  • 23 et 24 juillet : Présence au Festival de Poésie « Voix Vives » à Sète
  • 6 au 9 octobre : Présidence de la Biennale de Poésie à Liège Belgique
  • 23 et 24 octobre :Participation aux Journées Magiques à Lourdes

mercredi 6 janvier 2010

Jacmel, un chant d'Haïti - Exposition de photos et de poèmes

La Maison de la Poésie de Saint-Quentin-en-Yvelines a le plaisir de vous convier au vernissage de l’exposition
Jacmel, un Chant d’Haïti le Jeudi 7 janvier 2010 à 19h30
en présence des auteurs :

  • Jean Métellus, poète
  • Alain Rivière, photographe

L’exposition sera visible du 6 au 29 janvier 2010 : les mercredi, jeudi et vendredi de 14h à 18h,
entrée libre Adresse :
Maison de la Poésie de Saint-Quentin-en-Yvelines
10 place Pierre Bérégovoy / Guyancourt
Réservation au 01 39 30 08 90

mercredi 18 novembre 2009

Jean Métellus : "Du côté du pont Mirabeau" et au "Salon de L'Autre Livre"


Nicole Barrière, Nicole Durand et Jean-François Blavin vous invitent aux séquences poétiques le dernier vendredi de chaque mois, de 18 h à 20 h.

Le vendredi 27 novembre 2009, nous aurons l’honneur d’accueillir :

Jean Metellus
Écrivain, poète

Au Foyer poétique du XVe arrondissement
69 rue Violet (salle 3) - 75015 Paris
Métro Émile Zola ou Commerce - Bus : 70 ou 88, arrêt Violet


D'autre part, Jean Métellus dédicacera ses livres le samedi 21 novembre de 15h à 17h
au Salon de L'Autre Livre
48 rue Vieille du Temple
Paris 75004 Pour plus d'informations : cliquez-ici.

mercredi 7 octobre 2009

Agenda 2009

Publications

  • Réédition de Visages de Femmes fin février / début mars
  • "Braises de la mémoire", nouveau recueil de poèmes aux éditions de Janus, sort le 9 mars, il sera disponible au Salon du Livre entre le 12 et le 19 mars au Stand Temps des Cerises

Vidéos et TV

  • Jean Métellus et Béatrice Sauvageot, seront dans Le magazine de la santé du lundi 6 avril au vendredi 10 avril, sur France 5, deux fois par jour (13h30 et 19h). Chaque épisode de "7mn pour une vie" est diffusé en fin d'émission, soit vers 14h20 et 19h40. Les épisodes seront également visibles sur internet à tout moment.

Conférences et lectures

  • Le 29 janvier - Cycle de conférences sur la mémoire au Lycée Thérèse d'Avila à Lille : Les différentes conceptions de la mémoire, Les mille et une vies de la mémoire, Les différentes conceptions de la mémoire.
  • Le 3 février - Participation à la présentation de l’anthologie publiée par les Éditions Seghers " Poésies de langue française " à 18 h à l’auditorium des Cours de Civilisation Française de la Sorbonne 16 bis rue de l’Estrapade 75005 Paris
  • Le 7 février - Participation à l’enregistrement de la Nuit de la Poésie sur Radio Valois Multien à 16h30
  • Le 11 mars à 18h30 - Participation à une soirée poésie dans le cadre du Printemps des Poètes 2009, dans l'Auditorium des Cours de Civilisation Française de la Sorbonne, 16 bis rue de l'Estrapade 75006 Paris
  • Le 12 mars - Entretien avec des élèves du Lycée Picasso de Fontenay- sous- Bois
  • Le samedi 14 mars à partir de 15h - Présence au Salon du Livre au Stand du Temps des Cerises (repère : R 64)
  • Le lundi 16 mars à partir de 21h - Dans le cadre du Printemps des Poètes, Lecture au Café de la Mairie Place Saint-Sulpice 75006 Paris
  • Le mardi 24 mars 2009 à 19 heures, Christian Bourgoignie - Directeur du Centre Wallonie-Bruxelles et Clément Duhaime - Administrateur de l'Organisation internationale de la Francophonie organisent « ceinture de mains fraternelles... » (L.S. Senghor) : une soirée poétique autour de la sortie de Poésies de langue française, 144 poètes du monde entier (Éditions Seghers) et de L'Année poétique 2009. Spécial Belgique (Éditions Seghers). En présence de Bruno Doucey (Ed.Seghers), Sylvestre Clancier (PEN club France) et des poètes francophones présents à Paris (dont Jean Métellus). Adresse : 46, rue Quincampoix - 75004 Paris - M° Châtelet - les Halles ou Rambuteau.
  • Les 25 et 26 avril - Participation aux Rencontres du Livre et du Vin à Balma
  • Le 13 mai - Grand Auditorium de l'Hotel de Ville de Paris à 20 heures - Débat animé par Jean Métellus suite à la projection du film : "Haïti face à son histoire".
  • Le 15 mai - À la Maison d’Haïti (16 rue Bisson 75020 Paris Métro Belleville ou Couronnes) à 19 heures, soirée d’hommage "À la mémoire de Jean-Claude Charles", par Jean Métellus, Mimi Barthélémy, Gérald Bloncourt et Antoine Fritz Pierre.
  • Le samedi 16 mai à 18h30, participation au 185ème " Rendez-vous poétique " de La Cave Littéraire : Maison des associations (ancienne mairie), 14 Place du 11 novembre 1918 à 38090 VILLEFONTAINE
  • Le mardi 26 mai à 20h30, Au Café de la Mairie Place Saint-Sulpice 75006 Paris, dans le cadre des Mardi Littéraires de Jean-Lou Guérin - Présenté par Hélène Delprat, Écrivain - Jean MÉTELLUS lira ses poèmes avec le comédien Patrice Bouret, les lectures seront suivis d'une séance de dédicaces.
  • Le 22 octobre après midi, Jean Métellus sera à la bibliothèque municipale d'Amiens.
  • Jean Métellus signera ses livres au Salon de L'Autre Livre, 48 rue Vieille du Temple Paris 75004, le samedi 21 novembre de 15h à 17h
  • Nicole Barrière, Nicole Durand et Jean-François Blavin accueillent Jean Metellus, pour une séquences poétiques, le vendredi 27 novembre : pour toutes les informations.

mardi 22 septembre 2009

Jean Métellus préface l'ouvrage de W.K.Fleurimond : Haïti de la crise à l'occupation

Jean Métellus a préfacé l'ouvrage de Wiener Kerns Fleurimond :
Haïti de la crise à l'occupation
Histoire d'un chaos (2000 - 2004)
Tome I : La chute d'Aristide
Editions l'Harmatan

lundi 21 septembre 2009

Les mots en liberté à la Halle St Pierre avec Jean Métellus



Du premier au quatre octobre, le collectif des éditeurs du 18ième arrondissement vous invite à découvrir ses nouvelles collections au musée de la Halle Saint-Pierre - avec un temps fort, le dimanche 4 octobre : Jean Métellus et Rosemay Nivard.

dimanche 5 juillet 2009

Voix libres : poèmes et chansons avec Tania Pividori



Jean Métellus et Tania Pividori jouent ici de la musique des mots qui nous porte des rives bleues de la méditerranée aux couleurs éclatantes d'Haïti.

Extrait de la quatrième de couverture.

Voix libres - Poèmes et chansons

  • Le livre : poèmes de Jean Métellus (première partie) et de Tania Pividori (seconde partie)
  • Le CD : la voix de Tania Pividori (accompagnée pour la musique de Pablo Cueco, Patricio Villarroel et Mirtha Pozzi) pour la mise en musique de ses poèmes et de ceux de Jean Métellus et extrait sonore d'une lecture de Jean Métellus du poème Jacmel.

Le Temps des CeRISES éditeurs, Paris - Juillet 2009

vendredi 22 mai 2009

Mon Roumain à moi

Texte paru en 2007 à l'occasion des festivités autour "des cent ans de Jacques Roumain"

Jacques Roumain sera toujours Jacques Roumain. Point n’est besoin de l’encenser pour tenter de renforcer son auréole. Il se suffit à lui-même. Ni d’essayer d’égratigner son image. Personne ne l’a tenté, à ma connaissance, avec un minimum de succès. Heureusement. Car quoi de plus gratifiant, de plus satisfaisant, de plus beau et de plus agréable que de compter parmi les siens un être d’exception.
Je me contenterai de raconter les circonstances de ma rencontre avec les écrits et la pensée de ce créateur, de dire le rôle qu’il a joué dans mon parcours et les horizons qu’il m’a dévoilés.
Je n’avais jamais entendu parler de Jacques Roumain à l’école primaire des Frères de l’Instruction Chrétienne à Jacmel. Mes instituteurs, laïques ou religieux, obéissaient, je le crois maintenant, à des instructions qui ne considéraient pas à sa juste valeur l’apport de cette oeuvre à l’éducation de la jeunesse. De telles consignes visaient d’ailleurs l’ensemble des écrivains haïtiens dont aucun n’eut droit à quelque attention de la part des enseignants que j’ai connus.
J’ai dû attendre la quatrième année de lycée pour découvrir la pensée et l’œuvre de ce grand Haïtien. C’est d’ailleurs de façon latérale par l’intermédiaire d’un avocat professeur de lettres et d’histoire au chômage, que j’ai fait cette découverte. Ce professeur de lycée sans emploi n’était autre que Jean-Jacques Dessalines Ambroise qui venait d’épouser une filleule de ma mère, Lucette Lafontant, fille aînée de Mr. Et Mme Massillon Lafontant. Progressivement mes liens avec Jean-Jacques se sont développés, resserrés, amplifiés et c’est Jean-Jacques qui m’a mis entre les mains le maître livre de Jacques Roumain : Gouverneurs de la rosée. De là datent mes premières relations avec Jacques Roumain et aussi mon départ dans la vie intellectuelle. Grâce à Jean-Jacques Ambroise, j’ai pu lire tout ce qu’il y avait de disponible dans l’œuvre de Roumain et créer une sorte de " Roumanomania " dans la jeunesse du lycée, mais avec beaucoup de circonspection. Car dans le milieu de petite classe moyenne du lycée Pinchinat de Jacmel, circulaient toutes sortes de vieux préjugés sur le comportement et l’enthousiasme communiste de Jean-Jacques Ambroise. Si on devait le fréquenter, il fallait faire attention. Jean-Jacques n’a jamais été en odeur de sainteté à Jacmel et n’a pu s’épanouir intellectuellement qu’en s’installant à Port-au-Prince où il a exercé ses talents de pédagogue vers les années 1956. A travers moi, Jean-Jacques est entré en contact avec d’autres jeunes du lycée Pinchinat, nous n’étions pas nombreux, une quinzaine en classe de rhéto. Mais ces jeunes là s’intéressaient déjà à la vie événementielle de la cité. Nous prenions plaisir à suivre les " grands procès " qui se déroulaient au tribunal civil de Jacmel. Ces procès criminels nous attiraient et comme la plupart des avocats du barreau étaient aussi nos professeurs au lycée, nous allions suivre le déroulement de ces procès par curiosité pour être édifiés sur les crimes commis dans la région et surtout pour mesurer la valeur et la force de conviction, les compétences respectives de nos maîtres.
Nous fûmes très étonnés d’entendre un de nos professeurs qui défendait un accusé connu et réputé pour sorcellerie et auteur d’un crime suscité par la superstition, prendre brillamment la parole avec des accents révolutionnaires et lyriques directement issus de la monographie de Jacques Roumain intitulée " À propos de la campagne anti-superstitieuse ".
Le plaidoyer du professeur allait crescendo, on ne lui connaissait ni une si vaste culture ni un pareil talent oratoire et la conclusion nous enthousiasma : " … Le paysan haïtien n’est pas plus superstitieux ou arriéré, à conditions économiques égales, qu’un paysan breton ou tyrolien… Le peuple haïtien dans son énorme majorité, malgré les progrès géants du protestantisme, est catholique. La greffe du vaudouisme correspond à un processus historique naturel… Si l’on veut changer la mentalité religieuse archaïque de notre paysan, il faut l’éduquer. Et on ne peut l’éduquer sans transformer en même temps sa condition matérielle…Tant que nous n’aurons pas développé un système suffisant de cliniques rurales, le paysan ira consulter le bocor. Et il aura raison de le faire. Tant qu’il sera misérable, incapable de payer une consultation de médecin, de faire exécuter une prescription, il retournera au bocor. Pour combattre la superstition, il faut changer les conditions de vie ".
Après avoir appris que l’avocat n’avait fait que citer Jacques Roumain, nous avons tous voulu nous procurer le texte intégral de Roumain. Cet avocat venait de faire plus pour l’œuvre de Roumain que Jean-Jacques Ambroise lui-même.
Devenu un an plus tard environ Président de la J. E. C masculine à Jacmel, je me suis transformé en émule de l’avocat dont nous venons de parler à tel point qu’un Jacmélien, ancien membre de la J. E. C m’a récemment demandé au Canada où il professe quel message je voulais faire passer lors de nos réunions jécistes du samedi matin : il m’a confié qu’il y avait vu deux langages, l’un proche du ciel, un autre proche des réalités de la vie. C’est que moi aussi, vu mes relations avec Jean-Jacques Ambroise et certains textes de Roumain destinés à la jeunesse, j’essayais d’éclairer mes condisciples. J’ai utilisé plusieurs écrits de Roumain pour sensibiliser mes compagnons et les convaincre que s’il fallait croire au ciel il fallait aussi avoir confiance dans le peuple. Je ne saurais dire maintenant quels étaient ces textes, mais ils m’ont servi à éveiller les esprits et surtout à ne pas être parjure. Roumain a donc été pour moi un guide et je n’ai jamais oublié comment il m’a aidé.

Quelques années plus tard, à Paris, un ami est venu me voir, c’était en 1970, il voulait organiser une exposition de peinture naïve à Laval, la ville du douanier Rousseau. Sans hésiter j’ai proposé – et cela fut accepté – que cette exposition, intitulée " Peintres haïtiens et Vaudou ", soit dédiée à la mémoire de Jacques Roumain et d’Aimé Césaire. J’en ai d’ailleurs préfacé le catalogue. Mon ami Jean-Pierre Bouvet, conservateur du musée de Laval qui n’est malheureusement plus de ce monde écrivait " La peinture d’Haïti témoigne de l’originalité d’un peuple et de le prise de conscience de celui-ci de l’universalité de son langage. Cette exposition est dédiée à Jacques Roumain et Aimé Césaire, deux hommes dont la démarche exemplaire et fraternelle, incarne particulièrement cette double exigence ".

En dehors de cette exposition je n’ai jamais parlé de Roumain sauf par deux fois à Port-au-Prince avec Jean Fouchard dont il était l’ami et avec René Piquion. M’entendant évoquer avec ferveur Jacques Roumain, Fouchard m’a dit " Jacques était très humain mais parfois cabotin ", il me disait cela avec sérénité, riant encore de ce qui s’était passé entre eux. Jean m’appelait dans toute sa correspondance mon " to-caye " pour dire que nous portions le même prénom. Il m’a confié qu’il lui était impossible dans ses tête-à-tête avec Jacques de lui apprendre quoi que ce soit, celui-ci se présentait comme sachant tout, comme étant au courant de tout. Un jour Fouchard excédé par cette prétendue omni-science a voulu lui jouer un tour : il a inventé un écrivain libanais sans existence réelle mais qui portait le nom d’un commerçant libanais de la place de Port-au-Prince, il demanda à Jacques " connais-tu un tel ? " et Jacques lui a répondu imperturbablement et de façon très convaincante " bien sûr ", prêt à s’exprimer sur cet auteur fantaisiste. C’est le seul travers que Fouchard connaissait à son ami.

Avec René Piquion, la conversation était plus argumentée : " Mon cher Jean, me disait Piquion, Jacques était à l’évidence un grand bonhomme. Il en jetait. Et il n’y avait place que pour lui. C’est parfois le petit côté des grands hommes. Il était d’ailleurs servi par une autorité naturelle, un charisme, un charme au sens étymologique du terme. Mais c’est son admirateur Jacques Stephen Alexis qui lui a donné toute la place, à tel point que les critiques n’osent pas lui attribuer la première place dans la galerie des romanciers contemporains et donc prennent acte de cet hommage excessif et enflammé.

Toutes les personnes que j’ai rencontrées m’ont confirmé l’excellence de mon Roumain, cependant un certain témoignage dont j’ai eu vent très tard a un instant ébranlé ma confiance. Je l’ai trouvé dans le livre de Marcel d’Hans sur Haïti intitulé " Haïti. Paysage et Société "
" Si, suite à l’occupation américaine, le folklore du militarisme caco passe définitivement à l’histoire, on ne peut pas dire pour autant que le niveau du débat politique haïtien devienne satisfaisant. En effet, grâce à la relative ouverture du pays sur le monde extérieur, l’intelligentsia haïtienne a soudain découvert toute la panoplie des idéologies modernes ; mais hélas, elle y effectue ses choix comme dans un catalogue de ventes par correspondance. Un seul exemple : en 1934, Jacques Roumain fonde le Parti Communiste Haïtien moins de sept ans après avoir publié ceci : « Nous préconisons par-dessus tout l’union. Le terme resplendit au fronton des associations fascistes : le Faisceau, et fait honneur au Duce, nous le ferons connaître ». Bref, le souci de" faire moderne " l’emportant très souvent sur la conviction, voire même sur la simple compréhension des enjeux, il s’ensuit que bien que les acteurs de la politique haïtienne s’appliquent désormais à traduire leurs querelles de famille, de clans, de clocher, d’épiciers, dans une phraséologie théoriquement repérable sur l’échiquier idéologique international, ceci ne contribue pas forcément à rendre plus limpide le jeu de la politique haïtienne ". Roumain avait-il dérapé ? Quoi qu’il en soit, comme l’a écrit Anthony Lespès " Jacques Roumain a accompli son destin magnifique qui fut d’annoncer notre époque, de l’expliquer, de la préparer. Mais la mort, pour lui, n’a jamais été une fin. Elle n’est pas une évasion. Elle devient un moyen de domination et de maîtrise de soi et du monde ".

Oui, comme l’a écrit Brierre, reprenant le mot de Lespès, dans une belle suite poétique : nous garderons le dieu.

Jean Métellus

lundi 11 mai 2009

Chronique de "Braises de la mémoire" de Gilbert Desmée

Gilbert Desmée d'Encres vagabondes vient de publier une belle chronique du dernier recueil de poèmes de Jean Métellus :

Jean Métellus est une des grandes voix de la poésie haïtienne que je suis depuis bien des années. Braises de la mémoire, son dernier recueil, nous entraîne dans un Haïti sublimé, que la mémoire transforme, face à la dure réalité du pays. C’est dans une écriture lyrique que Jean Métellus invoque son enfance, son vécu et embrasse dans une nuit immobile un peuple au passé légendaire. Il fait chanter son île natale, y fait vibrer toutes les lumières, les senteurs, les musiques…

Pour lire toute la chronique : Encres-vagabondes.com.