Le Blog de Jean Métellus

 

mardi 22 septembre 2009

Jean Métellus préface l'ouvrage de W.K.Fleurimond : Haïti de la crise à l'occupation

Jean Métellus a préfacé l'ouvrage de Wiener Kerns Fleurimond :
Haïti de la crise à l'occupation
Histoire d'un chaos (2000 - 2004)
Tome I : La chute d'Aristide
Editions l'Harmatan

lundi 13 avril 2009

Poème inédit

Vous pouvez découvrir un inédit de Jean Métellus, sur Mouvance.ca (merci à Claudine Bertrand).

Les premiers vers

Ami lecteur, poursuis cette lecture, veux-tu

Ainsi main dans la main nous cheminerons

Ainsi s’accorderont nos voix

Et nos regards rimeront nos rêves

(...)

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samedi 8 novembre 2008

Louise Michel : une femme de conviction

Enfant, elle avait déjà été punie pour une générosité jugée inutile
Repassant en mémoire les risques courus, les batailles livrées
Elle reconnaît
"La première fois qu'on défend sa cause par
les armes, on vit la lutte si complètement
qu'on est plus soi-même qu'un projectile"

Un courage à la limite de l'inconscience
Un désintéressement sans limite
Une fougue féministe inédite
Le dévouement à toutes les créatures opprimées
Le souci des humbles
Une foi sans faille dans les vertus émancipatrices de l'éducation
Voilà les qualités essentielles de cette femme de convictions
Exemple pour les générations actuelles.

Jean Métellus - Visages de femmes : Louise Michel

Court extrait : les derniers vers du long poème en hommage à Louise Michel

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mardi 19 août 2008

Première audition d’un jeune violoniste

L’auditoire essentiellement constitué de parents et amis des jeunes interprètes et de quelques personnalités avait profité d’une interruption entre deux morceaux pour bavarder, sucer des bonbons en froissant des papiers, bref pour s’agiter. Mais à peine Brice eut-il entamé le premier mouvement qu’une certaine qualité de silence s’installa : de mesure en mesure, le tempérament, la sensibilité, la virtuosité du jeune artiste se révélaient. Rarement des enfants doués ou inspirés avaient atteint une telle aisance, une telle intensité d’exécution. Quand la dernière note s’envola et que Brice s’inclina lentement vers ses juges avant de quitter la scène, les auditeurs médusés restèrent quelques secondes sans réagir avant d’applaudir à tout rompre. Sans conteste Brice était le seul lauréat possible. En écoutant la proclamation des résultats, il transpirait et en même temps souriait.

Jean Métellus – La Parole prisonnière

Texte utilisé pour la dictée de la Session de juin 1989 de l’académie d’ORLEANS-TOURS

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jeudi 31 juillet 2008

L'élément : EAU


Image tirée du recueil Alliance (Polaroïd de Guillemette Bonvoisin et textes de Jean Métellus)

L’eau sonne sans une consonne
Jaillissante frémissante cascadante
Boisson naturelle des racines qui s’enivrent
Offrant à l’air conquérant des vies à caresser
Pelouse prodigue de sa verdure
Arbrisseau en pleine croissance
Ou fleur prête à éclore
L’eau inodore invisible dans les entrailles de la terre
Alimente sans parade et sans bruit
Vergers forêts animaux et humains
L’eau affronte le jour Diaprée par l’empreinte de ce qu’elle a nourri
Sa folle maternité n’égale que la puissance du verbe
L’air chaud la métamorphose en vapeur
Le corps de la femme enceinte en nouveau-né
Toujours présente à la table du partage
Elle apaise.

(…)

Premiers vers du long poème L’EAU
Tiré du recueil de poème Eléments, publié aux éditions de Janus, à Paris, en 2008

mardi 18 décembre 2007

Haïti : un peuple de peintres

« Un peuple de peintre », chapitre de Haïti une nation pathétique (A l’appel des couleurs) de Jean Métellus.

Extrait (Partie 3 « Vie culturelle », chapitre 2 « Un peuple de peintres »)

Emerveillé par la production picturale haïtienne, Malraux, encore lui, s’interrogeait à haute voix devant Jean-Marie Drot sur l’origine de cette créativité : « Les toiles d’Haïti nous posent une énigme. Car l’Afrique qui les inspire évidemment - et cela est particulièrement frappant avec Saint-Brice - n’a pas de peinture. Mais, il est vrai aussi que le chant noir qui a bouleversé le monde, le blues, lui non plus n’est pas né en Afrique, mais de la complainte des esclaves. Pourquoi la couleur surgit-elle, tout à coup, en Haïti plutôt qu’en toute autre île des Antilles ? »

Et Anatole Jakovsky, donateur du musé international d’Art naïf, répond : « Elémentaire ..., puisque effectivement, de tous les pays noirs du Vieux et du Nouveau Monde, Haïti fut le premier à avoir une culture propre, pour ne pas dire nationale, et ce, depuis la capitulation de la garnison française survenue en 1803, lorsque les troupes des généraux Dessalines et Christophe, aidés par le mulâtre Pétion, ont anéanti la résistance française et proclamèrent l’indépendance de l’île ; ceci le 1er janvier 1804, pour être précis. »

Toute cette moisson d’images des « Saint-Soleil » est extérieure à la peinture naïve. Elle sort directement d’Hyppolite, de Saint-Brice, bref de la peinture vaudou.

André Malraux - Voyage au pays de naïfs, Hatier

Le tableau ci-dessus (G. Auguste, l'un des peintres qui ont marqué Malraux) a été offert à Jean Métellus par un grand jacmelien porté disparu : Aubelin Jolicoeur.

Ce texte a été repris sur le site "Le rayonnement d'Haïti", sur la page de présentation de la peinture naïve haïtienne.

vendredi 26 octobre 2007

Louis Armstrong

Recouds, reprise les saisons déchirées
Lacère la nuit et délie l’aurore
Caresse l’immensité de ta voix sans frontière

Le ciel s’est dévêtu
Le firmament est vierge
Le monde, désespérément noué
Attend un sanctificateur

Et le cauchemar d’Armstrong au sortir de ce songe
S’est dérobé sous l’haleine vive de l’espoir

Ses vœux se sont mariés aux mots
Ils ont enfantés
Dans la chamade du siècle
Dans le tonnerre et dans le sang

Malgré les vents adverses
Dans les entrailles de la fureur
Malgré les flammes, la fumée et la peur
Malgré les souffles de terreur
Ils ont enfanté
Un homme éprouvé par le fer et le feu
Attentif aux fêlures du silence
Qui dépose sa voix sur toutes les déchirures

Assiège l’écorce de l’amertume
Et apaise la démangeaison de jours

La voix d’Armstrong, vivante dans nos cœurs
Ranime les cendres
Et sa trompette
Éparpillant des escarbilles
Délie nos prières

Ô sa bouche robuste et crue
Comme une aube inviolée
Ô ses lèvres possédées
Chair martyrisée

Extrait (les premiers couplets) du poème de Jean Métellus : Armstrong (1900 - 1971) publié dans le recueil Voix nègres, voix rebelles, Éditions Le Temps des Cerises.

Pour toute la poésie de Jean Métellus.

vendredi 21 septembre 2007

Angela Davis

(...)

Même si nous devons gravir des escaliers de feu aux rampes brûlantes

Nous luttons pour un monde de progrès

Pour les droits des femmes

Contre les jugements iniques

Contre la peine de mort

Pour un monde de paix

Où l’homme ne sera plus un loup pour l’homme

Où chaque être humain regardera son voisin en ami

Où chaque enfant connaîtra le bonheur, l’amour et la connaissance

Jean Métellus

Extrait d'un poème encore inédit en hommage à Angela Davis, les 9 derniers vers. Ce poème a été lu par l'auteur lors de l'inauguration de l'école Angela Davis d'Aubervillers le 22 septembre 2007.

Cet extrait a été publié sur le blog : Grandes Figures.